Le jour où tu es partis à la guerre
Ce matin j'ai ouvert mes volets
Et j'ai surpri l'aube et ses étoiles
Elles me rappèlent incroyablement tes yeux
Le jour où tu es parti .
Je les ai senti longuement humides
Lorsque j'ai compri que tu ne reviendrais pas
Ils se sont embués , de toutes ces années passées .
Aujourd'hui je regarde le ciel ,
Et je me dis que tu y es heureux
Heureux que tout cela soit fini .
J'ai vu cet agent arrivé jusqu'à notre chaumière
Ce petit matin automnal
J'ai su alors que je t'avais vu pour la dernière fois
Le jour où tu es parti .
Tu m'as laissé un fils
J'aurais aimé que tu vois comme il te ressemble
A présent j'ai laissé allé tes cendres
Sur ta terre natal .
Ici .
Le jour où tu es parti .
Les étoiles me rappèlent incroyablement tes yeux .
Le jour où tu es parti à la guerre .
Maintenant dors, petite fille
L'amour, comme un frisson de bonhneur
Traverse ton coeur pour lui donner une raison de battre
Comme le froid croque ta peau, pour lui donner
Une raison d'avoir froid
Les myriades d'étoiles que tu lis dans ses yeux
T'ouvrirons la porte du bonheur
Dans tes yeux dansera un éternel feu
Il n'y aura plus de temps, plus d'heure
Tu verrras, cela te semblera merveilleux
Mais toute merveille un jour se meurt
Fait en sorte qu'elle s'éteigne dans ses bras.
Tu lui feras changer la course des nuages
Si , dans ton ciel bleu il y en a.
Et oui, il y en aura !
Dans ton orage, il sera le soleil
Le soleil que moi, je ne vais pas pouvoir t'offrir.
Dans tes larmes il sera la main qui les essuiera
Quand je ne serai plus la pour le faire.
Dans tes yeux il sera l'étincelle ,
Celle qui sera éteinte chez moi.
Maintenant dors petite fille, je suis sûr que tu as sommeil.
Les anges m'attendent.
Ta maman n'est pas perdue, elle sera à travers toi,
Dans la course folle du temps .
L'aube est déjà là
L'aube est déjà la
Et dans tes yeux je me vois
Ils s'embuent
Encore une fois
Pourtant je ne pleurerais pas
Et lorsqu'Elle viendra
Je te regarderai partir en silence
Muette d'impuissance
L'aube est déjà la ,
celle de ton ultime soleil
Elle me conduira au silence
Et là terminera la fin de ma veille
Je vois tes yeux encore ouverts
Ils sont beaux
Ils chasseront l'hiver
Mais resterons à jamais clos
Ici dans cette maison humide
J'attends ton absence
Sur ton visage se lisent des rides
Il n'y a plus d'espérance
L'aube est déjà là
Et je te rejoindrais bientot
Tes yeux se ferment
Je ne dis mot
Pourtant tu entendras
Qu'en je te dirais je t'aime
Toi qui est tout là-bas .

